Perdu entre l'adolescence et l'adultisme, la vie la plus dure à mener, c'est bien la vie sentimentale...
C'est comme le paroxysme d'une maladie incurrable. T'as toujours mal, tu ne sais jamais vraiment où mais ça te prend au coeur, te tire dans les poumons, te secoue la poitrine, t'accélère le souffle, te remonte à la gorge, te tortille le ventre et te trouble l'esprit. Tu te sens hypocondriaque et terriblement lunatique. Anorexique et boulimique. Beau et laid. Jean qui pleure, Jean qui rit.
Je bénis les gens qui racontent leur histoire d'amour et qui savent exactement le moment où ils sont tombés amoureux. Moi, quand on me pose la question, je ne sais jamais quoi répondre : ça pourrait être à la première seconde où j'ai croisé son regard, mais aussi à la dernière lorsqu'il aura prononcé le fatidique " je te quitte". Peut être jamais entre les deux. Je ne suis pas à une contradiction près. J'admire les gens raisonnables. Ceux qui ne font jamais un pas de travers, même s'ils font chier. Il y a à l'inverse des gens qui sont obligés de faire des conneries pour se dire " ça y est je la sens la maladie d'amour !" Mentir, trahir, tromper... Ils ont besoin de ça pour se rendre compte que sans lui ( sans elle) ils ne sont rien. Qu'aucun des autres rires, des sourires, des baisers ne ressemblent aux siens. Que dans ta tête t'as qu'une seule image qui défile : la sienne. Mais t'as besoin d' être con(n)e, lâche, infidèle pour comprendre ça. Puis après la vraie vie commence quand t'acceptes d'être aimé(e). Le plus dur au final, c'est de s'aimer soi-même.