Je sais plus de qui est cette phrase mais une chose est sûre, on ne devait pas vivre dans le même monde. Moi bizarrement mes rêves, j'arrive pas à les vivre, ailleurs que dans ma tête. Pas vous?
Je dédie cet article à tous ceux qui comme nous ont la poisse. Mais attention pas une poisse minime mais genre la grosse poisse, qui colle bien à la peau comme un chewing-gum colle sous une chaussure. Genre ça te suis depuis ta naissance, tu peux pas t'en débarasser, et t'as l'impression que c'est la fatalité qui t'as jetté un mauvais sort. Tu penses à Jacques le Fataliste? C'est normal, car nous aussi, la fatalité elle nous suit à la trace. Et pas besoin d'une gourde plus exactement, "une Pythie portative" sencée lire l'avenir, pour comprendre cela.
Non parce que je t'explique toi devant ton écran qui n'a jamais lu Diderot de sa vie et qui est complétement larguer par tout ce que je raconte. Voilà où je veux en venir : il ya les personnes qui ont tout pour eux ou presque: des parents cools, un appart, des bonnes notes, une vie de couple, le permis et la voiture. Et puis t'as nous, les poisseux : c'est à dire, des parents insupportables, une maison à l'autre bout de la ville, une vie de célibataire endurcie ( nan pas bonne soeur, juste tu sors avec quelqu'un, pour passer à un autre quelqu'un qui ne convient pas non plus et donc t 'en reviens toujours à " mieux vaut être seule, que mal accompagnée"et en plus t'as pas eu le bac avec mention, ou alors pire t'as redoublé, voir triplé. ( je parle pour les cas désespérés qui se reconnaitront =p) Ha oui, j'oubliais, mon ou ma pauvre vieux/ vieille, tu n'as même pas le code ! Tu parles d'une aubaine.
Ma Fleurette tu m'inspires avec tes sms, qui me font toujours rire même à 3H du mat' :
Je rêve de ma ptite indépendance genre on rentrerait claquées de nos cours mais on prendrait une douche en vitesse et on partirait bosser au Macdo direct , puis une question à but non lucratif mais qui releverait du dilemne presque philosophique se poserait. Est ce qu'on rentre à l'appart ou est ce qu'on va au café du coin avec le collègue Rémi, un peu lourd mais très sympa... Finalement petit détour au vidéoclub, Bridget Jones et chips.
Calées en pij' dans le canapé,"-dit on doit dodo, demain j'bosse l'aprem et le matin j'ai RDV avec mon BG de la fac, il veut que je l'aide à rattraper ses cours, vu qu'il avait été enlevé par les martiens, il faut que je l'aide à se réadapter à ce monde si cruuuel ! T'comprends il est si fragile" "- Ta bonté te perdra...".Samedi 18h, on rentre, sur le chemin 2,3 boutiques, et deux crêpes sucre citron plus tard... Vite à 23h on rejoint le groupe à st pierre,passe au ptit casino du coin, prend deux bouteilles, moi je fais chauffer les pâtes ! Soirée de la mort qui tue, 5h on rentre à l'appart ( Kéké dormira pas terre, ya que deux couettes, merde!) Grasse mat. Et là, je me suis réveillée.Ma mère: " T'as vu l'heure ! T'as loupé ton bus, ptin jte jure tu vas te prendre ma main dans ta gueule! Jte préviens tu pars pas avec ta chambre dans cet état, pi regarde moi quand je te parle! Nan mais baisse les yeux! - Ouai c'est bon, - nan c'est pas bon, t'va voir ta gueule !"
Retour chez les fous !